Ammar, parfois surnommé « Ammar les ciseaux » ou « Ammar 404 » en référence aux erreurs 404 non found qui ornent les pages des sites disparus, est une personnification de la censure d’Internet en Tunisie. Son nom est celui d’un ancien ministre de l’Intérieur puis des Communications, Habib Ammar. Il s’agit aujourd’hui d’un personnage sans visage, que les internautes situent précisément dans les bureaux de l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI), le premier fournisseur d’accès du pays également chargé de « promouvoir » Internet sous la tutelle du ministère des communications. Un personnage que l’on tutoie, pour le supplier d’assouplir ses méthodes, lui adresser des réclamations ou l’insulter. ouverture médiatique de la sortie de prison. Ce fut le tour, ensuite, du site de partage de photos Flickr et de nombreux sites d’information français tels que ReadWriteWeb, le Nouvel Observateur, Rue89, 20 minutes... Dans quelques autres médias, dont le Monde, seuls les articles traitant de la politique ou de la liberté d’expression en Tunisie sont rendus inaccessibles.

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